[ Je raconte un chouilla ce qui se passe avant de manière que tu comprennes un peu dans quelle situation je me trouve

En gros mon frere a eu un accident donc j'ai pris un gigai et me suis fait passé pour quelqu'un d'autre bref j'te laisse découvrir ]
Le monde semble parfois faire des injustices, emportant avec lui des âmes innocentes. Impitoyable.
Aujourd’hui, il annonçait l’essoufflement d’une vie. 9h42. Des personnes inconnus recouvraient ce corps inerte d’un draps blanc la laissant emprunter ce nouveau chemin qui s’offrait à elle.
La disparition d’un être cher allait être annoncer accompagnée de pleurs d’une famille orchestrée par ce sentiment. Bientôt.
***
Un jeune femme se trouvait dans une salle, attendant les nouvelles des médecins. Dans l’ombre. La peur nichait dans cet estomac meurtri, allait-elle réellement le perdre ? Le jeune femme secoua la tête espérant que ses pensées absurdes quittent son esprit. Les minutes filaient doucement. Trop doucement.
L’attente devenait insupportable pour chacun d’eux. La tutrice avait rejoint l’adolescente dès qu’elle avait été prévenu. Prise de panique, elle essaya comme elle pouvait de la rassurer, avec ses propres mots. Mais comment rassurer une personne quand nous même nous ressentons la même chose ? Après quelques minutes de silence, il réussit difficilement à lui expliquer la situation mais épargna certains détails. Tout s’était déroulé si vite.
Elle n’avait rien pu faire.
Juste regarder.
A la vue de cette femme qui semblait aimer son petit frère comme son propre fils, le remord l’envahissait peu à peu.
Un lourd secret préférait garder le silence. Son identité.
Yue se leva précipitamment.
- Je vais prendre l’air.
La tutrice ne pouvant prononcer un mot, répondit d’un signe de la tête et le laissa s’en allait.
Arrivé dehors, le jeune femme se mit à courir à en perdre haleine essayant de faire fuir ce sentiment qui l’habitait. Le rythme de son cœur s’accéléraient sous l’influence de cet effort. L’envie de s’arrêter n’était pas présente pourtant elle fut obliger de stopper tout mouvement. Une douleur vint déchirer sa cuisse qui l’empêcher de continuer. Il se retourna derrière lui, observant la façade de l’hôpital qui avait perdu de sa grandeur. Sa tête tomba légèrement en avant, les poings serraient, elle s’en voulait de ne rien pouvoir faire.
Attendre.
Seulement attendre.
Pourtant toutes ces années à s’entraîner ne devaient-elle pas la rendre plus forte ? Ne devaient-elles pas lui permettre de protéger les seules personnes qui comptaient à ses yeux ? Elle avait failli à ce devoir une fois, elle ne pourrait pas faire deux fois la même erreur. Dans un geste précipité, l’adolescente laissa son poing allait à la rencontre de cet arbre. Elle retira sa main de ce trou créer par ce sentiment incompris et observa ce flot vermeille ruisselait doucement le long de sa peau. Quelle douleur pouvait-elle être comparable à celle qu’elle pouvait subir ?
Yue soupira doucement et marcha en direction de ce bâtiment, sa jambe lui tirant quelques grimaces.
Quelques minutes plus tard, elle arriva enfin face à l’hôpital et à sa grande surprise, elle aperçut des médecins qui se dirigeaient vers la salle d’attente. Yue se précipita à l’intérieur boitant légèrement et alla à la rencontre de ceux-ci. Leurs visage n’indiquaient rien de bon. Un poids planait au dessus de leur tête.
Une annonce.
Ils avancèrent d’un pas lent en direction de la tutrice qui se leva brusquement prête à entendre leurs paroles.
- Vous êtes la mère de Warai ?
Une femme âgée d’une trentaine d’année prit la parole annonçant qu’elle était la personne en question. Les médecins allèrent la voir, pourtant inaudibles aux oreilles des autres patients, chacun dans l’assemblée comprirent la nouvelle qui venait de tombée. Les pleurs envahissant la salle. Seule réponse montrant son désespoir. Aujourd’hui à 9h42, une petite fille de cinq ans, nommée Warai venait de perdre la vie.
La jeune femme cachée derrière un des murs entendit ces cris provoqués par l’absence d’une personne chère. Allait-il lui arriver la même chose ? Elle s’écroula au sol, essayant de se dire le contraire pourtant cette nouvelle l’observait non loin d‘elle. Rien ne pouvait y faire. Le monde était injuste, enlevant ces vies sans aucune pitié prenant dans ses griffes mêmes ces enfants portant l‘innocence même.
Recroquevillé sur lui-même, elle attendait.
***
Pendant des heures, elles virent des médecins annonçant bonne ou mauvaise nouvelle aux familles des concernés. Eclat de rire ou larme de désespoir. Tel était la conséquence de leurs paroles. Mais pas un seul vint à leur rencontre.
C’est alors que la réponse tant convoitée arriva enfin.
Un médecin s’approcha de la femme et lui serra la main amicalement avant de prendre la parole.
La réponse qui s’en suivit fut des simples éclats de rire. Reflet de sentiments partagés.
***
- Tu ne viens pas voir Tim ?
- Je… Non, j’ai quelque chose à faire mais je viendrais sûrement lui rendre visite.
Un sourire accompagna ses paroles vides de sens. Peut-on échapper au regard des gens interrogateurs lorsque un mensonge est prononcé avec un simple sourire ? La jeune femme l’avait compris. Un sourire est la clé du mensonge effaçant tout doute. Mais peuvent-ils découvrir la fausseté d’un sourire ? La jeune femme le savait. Non. Peu de personnes savaient lire à travers un regard. A présent elle comptait sur sa chance pour que cette femme faisant face à elle n'en fasse pas partie. Son étoile, en cette soirée l'avait donc abandonné ou peut-être pas.
Miru ne posa aucune question et la laissa s'en allait à ses occupations. Pourtant, son regard avait réussi à voir au travers de ces mailles du filet. Mais pourquoi avoir garder le silence ? Certaines véritées ne doivent pas être découverte ou ne veulent pas être dévoilé. Celle-ci en faisait partie, elle le savait. Par respect sa seule réponse fut le silence et le retour d'un faux sourire. Dos à la femme, Yue laissa quelques mots adressés à celle-ci ou plutôt un. Merci. Un merci portant plus d'une signification à son égard. Un sourire naquit timidement sur son visage à l'abris des regards. Une différence venait de s'imposer sur ses lèvres. Une sincérité.
***
La shinigamie courrait. Courrait pour fuir cette douleur qui pourtant ne voulait pas la quitter. Pourquoi ? Une larme accompagna cette action dans l'espoir de convaincre ce sentiment de prendre la fuite. Rien.
Elle fuyait. Elle fuyait pour ne pas être rattraper par le destin.
Quelle est ce sentiment qui abriter cette femme ? La colère ? La peur ? La frustration ?
Elle le savait et pourtant elle ne voulait y croire. Un jour, la mort viendra recouvrir cet être cher d'un drap blanc emportant avec lui son dernier souffle. Mais pas si tôt. Le monde qui s'ensuit est encore plus impitoyable que celui-ci. Pourquoi devrait-il subir toutes ces épreuves qui s'étaient dressées après sa mort. Elle ne le voulait pas. Une promesse venait de partir en éclat aujourd'hui. Celle de protéger un être cher. La colère abritait une jeune femme face à un destin inéluctable. Que pouvait-elle réellement faire ? Rien. Juste observer la mort s'approchait dangeuresement.
La jeune femme s'arrêta brusquement.
Non. Elle n'avait pas le droit.
Les yeux rivés sur ce ciel s'assombrissant peu à peu éclairé par ces petits points scintillants, elle prenait conscience.
Elle n'avait pas le droit de l'abandonner. Un lien subsistait entre ces deux personnes innocente et en aucun cas elle irait le briser. Cet homme était toujours ce petit frère qui la réconfortait dans les moments difficiles. La faisait rire. Réchauffait son coeur quand celui-ci perdait l'espoir. Elle ne voulait pas que ce sourire disparaisse. Même si l'envie qu'il soit à ses côtés de temps en temps prend le dessus, sa place était ici. Etre dans ce monde afin de réchauffer ces coeurs, faire retrouver ces sourires d'antan. Elle ferma les yeux, légère brise venant caresser sa peau, elle prenait conscience.
C'était son propre devoir.
Un petit bruit sonore s'échappa de sa poche annonçant bonne ou mauvaise nouvelle. Tirée de ses pensées, sa nouvelle vie reprennait le dessus. Elle murmura quelques mots brisant ce silence absolue.
" Rend les gens autour de toi heureux. Je te fais confiance, Tim..."
Le coeur serré, elle disparut dans la pénombre de la nuit.
***